Est-il judicieux d'acquérir un bien immobilier si le câblage est en aluminium ?

Un sujet lancé par Hermione Granger

J'ai repéré une maison qui me plaît beaucoup mais l'inspecteur a noté la présence d'un câblage en aluminium datant des années 70. En tant que graphiste je passe mon temps devant mon écran à bosser depuis chez moi, donc niveau sécurité électrique et charge de travail pour d'éventuelles rénovations lourdes, ça me fait un peu flipper. Est-ce que c'est vraiment rédhibitoire ou gérable avec une mise aux normes par un pro sans y laisser un rein ?
Fuyez tant qu'il est temps ou prévoyez un budget colossal. L'aluminium des années 70 est une bombe à retardement, surtout si vous tirez du jus en permanence pour votre installation pro. Les connexions se dilatent, chauffent et finissent par provoquer des incendies. Installer des dominos cupro-aluminium ou des connecteurs spéciaux ne règle pas le problème dans les murs. Il faut tout repasser en cuivre si vous voulez dormir tranquille, ce qui signifie casser toutes les cloisons. Si vous n'avez pas envie de vivre au milieu des gravats pendant des mois avec électricien sur le dos, passez votre chemin.
C'est loin d'être forcément une cause perdue ou un gouffre financier si on s'y prend correctement avec les bons raccords agréés. Ce court passage résume bien les vrais risques et les solutions pour éviter le pire sans tout casser :

S'appuyer uniquement sur des raccords agréés pour un réseau entier des années 70 reste une solution de compromis qui ne supprime pas totalement la vétusté intrinsèque du métal dans les cloisons. Même si les connecteurs évitent le pire au niveau des prises, la charge thermique globale sur de si vieux conducteurs, surtout avec du matériel informatique qui tourne non-stop, me paraît trop risquée pour l'ignorer avec de simples rustines.
Exactement, les raccords déplacent souvent le problème sans le résoudre à la source. En voyant passer des chantiers tous les jours, j'observe que les vibrations et les variations thermiques finissent par fragiliser le métal au-delà des boîtes de dérivation. Pour quelqu'un qui bosse chez soi avec du matériel sensible branché à longueur de journée, la tranquillité d'esprit n'a pas de prix. Quitte à investir, autant anticiper un remplacement progressif des sections critiques plutôt que de miser uniquement sur des connexions de surface qui demandent une surveillance constante.
Franchement, voir toutes ces discussions sur l'alu des années 70, ça me rappelle pas mal de chantiers où on refait les peintures après le passage des électriciens. Dans ce genre de baraque, on sait jamais vraiment sur quoi on tombe derrière le placo ou le plâtre d'époque. Travaillant sur les chantiers depuis des années, j'en ai vu des vertes et des pas mûres avec ces réseaux vieillissants qui bougent avec le temps. Les gens oublient que les murs travaillent, la maison vit, et les matériaux fatiguent, surtout quand ils ont déjà un demi-siècle dans les pattes. Quand on passe ses journées enfermée chez soi à bosser sur de la grosse bécane informatique, le pire c'est de psychoter en entendant un vieux craquement dans la cloison ou en voyant une loupiote clignoter. Les rustines et les pontages, ça dépanne bien sur le moment, mais ça remplace jamais un boulot de fond propre et net. Après, tout dépend du budget global du projet et de l'état général du reste du gros œuvre. Si la toiture est nickel et que la charpente bouge pas, ça vaut peut le coup de serrer les dents et de prévoir une enveloppe travaux pour tout reprendre proprement pièce par pièce. Faut juste pas se lancer là-dedans en pensant que ça va se régler avec un simple coup de pinceau et trois dominos achetés au brico du coin. Personnellement, si le coup de cœur est vraiment là pour la baraque, je poserais les sous sur un vrai diag complet par un artisan du coin de confiance, histoire de savoir exactement où on met les pieds avant de signer chez le notaire. Ça évite les sueurs froides une fois qu'on a les clefs et qu'on commence à poser ses meubles. Les économies faites à l'achat risquent de vite fondre si on doit tout redéfaire en urgence six mois plus tard parce que ça commence à sentir le chaud derrière les prises.
Tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas sous-estimer la fatigue des matériaux anciens. D'ailleurs, en parlant de résistance des matières, je me demande toujours comment ces vieilles bâtisses réagissent face aux variations d'humidité, un peu comme le verre qui subit des tensions internes s'il n'est pas bien recuit. Mais bon, pour revenir à nos moutons électriques, si la structure globale tient la route et que le budget suit, autant partir sur une rénovation par étapes pour avoir l'esprit totalement serein.
Toujours autant de naïveté par ici... 🙄 Miser sur une rénovation par étapes avec de l'aluminium des années 70 dans les murs, c'est juste tendre le bâton pour se faire battre. 🔌💥

Répondre au sujet